28.08.2008
Sarkozy ira en Syrie la semaine prochaine
Le parallèle est cruel. Le candidat Sarkozy n'hésitait pas à critiquer la Russie. Devenu Président, il a fait de Poutine un ami, et a argumenté qu'il faut discuter avec tous si on veut avancer sur les sujets qui comptent comme les droits de l'homme. on appelle cela de la real-politik. Puis Poutine veut dézinguer la Géorgie. Et Sarkozy doit se rabattre sur une position ferme. La mollesse n'a servi à rien.
Avec la Syrie, Sarkozy l'a sortie de son isolement diplomatique. Après avoir reçu le dictateur syrien le 14 juillet dernier (après 10 ans au pouvoir suite au décès de son père, il a promis de réfélchir à une démocratisation du pays ... l'an prochain!), voici Sarkozy qui va lui rendre visite...
"Je me rendrai en Syrie les 3 et 4 septembre pour poursuivre" un "dialogue nécessaire" avec ce pays, a déclaré le chef de l'Etat, devant la Conférence des ambassadeurs à Paris.
Refusant que se poursuive "l'isolement" de la Syrie, Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il avait préféré s'engager "dans une autre voie, plus risquée c'est vrai, mais plus prometteuse : celle d'un dialogue dans la clarté débouchant sur des progrès tangibles".
Gel des relations sous Chirac
Après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, ami de Jacques Chirac, en février 2005, ce dernier avait décidé, alors qu'il était encore président de la République, le gel des relations de haut niveau avec la Syrie. Damas avait été accusé d'être derrière cet attentat, ce que les autorités syriennes n'ont cessé de démentir.
Selon Nicolas Sarkozy, les entretiens avec le président syrien Bachar Al Assad, le 12 juillet à Paris, lors du lancement de l'Union pour la Méditerranée, ont "permis d'enregistrer deux nouvelles avancées : l'annonce solennelle de l'établissement de relations diplomatiques, pour la première fois dans l'histoire de ces deux pays, entre Beyrouth et Damas", ainsi que "la décision de la Syrie de voir, le moment venu, la France co-parrainer avec les Etats-Unis la négociation directe syro-israélienne comme la mise en oeuvre de l'accord de paix qui en résultera, y compris pour les arrangements de sécurité".
"Là encore, la relation de confiance restaurée avec l'autre partenaire de la paix, Israël, comme avec les Etats-Unis, a joué un rôle majeur : c'est aussi parce que la Syrie sait que nous avons désormais les meilleurs rapports avec ces deux pays que Damas a voulu voir la France assumer, le moment venu, cette responsabilité sans précédent", a-t-il affirmé.
07:33 Publié dans Beurk | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













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