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12.10.2008

Les problèmes de Rachida Dati

Rachida Dati, garde des Sceaux, a trois raisons de nous choquer cette semaine :

1. Elle est absente du débat sur la moralisation des rémunérations de dirigeants et de la gouvernance des marchés financiers. Elle a pourtant lancé un chantier sur la dépénalisation des affaires, qui comprend une revalorisation du rôle de l'AMF au détriment du droit pénal.

2. Elle s'est embourbée dans l'affaire de la prison de Metz, jusqu'à déclarer (ce qu'elle nie) que le dernier jeune suicidé n'aurait pas dû être emprisonné. Encore la faute aux magistrats !

3. Elle a annulé sa présence au congrès de l'Union syndicale des magistrats. Ce déplacement est pourtant rituel, témoignage de la considération que le ministre de la Justice porte à la magistrature.

"Nouvelle polémique dans le monde judiciaire : la garde des Sceaux a annulé son déplacement au congrès de l'USM, le plus important syndicat de magistrats. Une « lâcheté », considèrent les juges, qui contestent de plus en plus la gestion autocratique de la ministre de la Justice.

Dernier motif de brouille : un rapport de la CEPEJ (Commission européenne pour l'efficacité de la justice) qui classe la France dans les plus mauvais élèves européens (voir le document ci-contre).

Rachida Dati a préféré choyer l'opinion plutôt que l'institution. Son porte-parole, Guillaume Didier explique en effet :

« La ministre a dû renoncer à son déplacement au congrès de l'USM en raison de l'actualité, notamment les suicides des mineurs. Bien sûr, cette visite est traditionnelle, il était prévu que la ministre y aille, mais il y a aussi des urgences. »

Source RUE89.

24.02.2008

Sarkozy veut passer outre l'avis du Conseil Constitutionnel

«Ce qui est important pour moi, c'est qu'on ne laisse pas des monstres en liberté après qu'ils ont effectué leur peine» a t il déclaré en marge du Salon de l'Agriculture. Le Conseil Constitutionnel avait censuré l'application immédiate de la loi sur la rétention de sûreté aux détenus.

C'est une rupture dans notre droit. Certains arguent qu'ils faut être pragmatique, et que cette mesure ne concernera qu'une trentaine de criminels dangereux.

Nous répondrons : pourquoi faut casser notre droit si le nombre de "potentiellement dangereux criminels" est si réduit ?  

 
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